Préambule et contexte
Je suis (à la date d’écriture de cet article) certifié Opquast.
Qu’est-ce qu’Opquast ?
Rendre le Web meilleur
Créer des checklists pour la qualité des sites, doter les professionnels du Web d’un socle de culture commune, animer et faire vivre un écosystème de personnes et d’entités motivées pour améliorer le Web.
Or, il y a quelques jours, la dernière lettre mensuelle d’Opquast contenait un terme en « écriture inclusive » avec point médian.
J’ai donc posé la question sur Twitter : Quelles est la démarche qualité d’ @opquast en utilisant l’écriture inclusive ? #jaipascompris
À quoi, l’auteur m’a répondu qu’il ne voyait pas le rapport.
J’ai donc cherché.
Quel est le rapport entre l’« écriture inclusive » et les règles Opquast ?
C’est la question fondamentale du consentement qui se pose :
- Est-ce que je peux librement consentir à l’« écriture inclusive » ?
- ou, est-ce que l’« écriture inclusive » s’impose à moi ?
Règle n° 130 - Le serveur respecte l’ordre préférentiel de langues des outils de consultation
Chaque requête auprès d’un serveur peut comporter des informations concernant les préférences de langue. Chaque internaute peut classer ses langues préférées dans son navigateur. Le serveur doit proposer les contenus en respectant l’ordre demandé par l’utilisateur. Si celui-ci indique le français, puis l’espagnol, puis l’anglais, le serveur devra servir la page en français si elle existe, sinon en espagnol si elle existe, et sinon en anglais si elle existe.
J’ai vérifié, dans mon navigateur, l’ordre des préférences de langues est le suivant :
- français (France)
- français
- anglais
- anglais (États-Unis)
À aucun endroit, je n’ai indiqué que je voulais du « français inclusif ».
⇒ Je me retrouve ainsi à devoir consulter des pages web en « langue inclusive » contre mon gré et en violation avec la règle Opquast 130.
Règle n° 32 - L’inscription à des services annexes n’est pas activée par défaut
Vous vous apprêtez à passer une commande et vous vous apercevez que la case de souscription à une assurance facultative, une newsletter ou un abonnement annuel est d’ores et déjà cochée. En anglais ça s’appelle de l’opt-out, où vous devez décocher une case, par opposition à l’opt-in, ou vous devez cocher. Bien entendu, toute inscription à des services annexes doit faire l’objet d’un vrai choix de la part de l’utilisateur.
Lorsque je me suis inscrit à cette newsletter, celle-ci était écrite en bon français.
Je n’ai pas coché la case « écriture inclusive » (et cette case n’est pas disponible à la date d’écriture de cet article dans le formulaire d’abonnement Opquast).
⇒ Je me retrouve à « bénéficier » d’un service annexe sans en avoir fait le vrai choix.
Règle n° 125 - Le code source de chaque page indique la langue principale du contenu
Une page web est rédigée dans une langue qui n’est pas forcément identifiable par les outils qui analysent les pages. Cette information doit être fournie à tous les outils automatiques dans le code source de celles-ci.
Nous avons donc des pages qui annoncent être « techniquement » en français, mais qui sont en fait dans une langue étrangère (l’« écriture inclusive »)
⇒ Je suis donc devant une page qui « ment » sur la nature de sa langue et ne permet pas à la règle 130 de s’exercer correctement
