Jacques Pyrat a été interviewé par le Journal Sud-Ouest dans le cadre d’un reportage sur "La matière grise à la campagne".

Ci-dessous, l’article tiré de l’édition papier de Sud-Ouest du 14 février 2018.

« Sud Ouest » propose tous les quinze jours un reportage sur le thème du Périgord qui s’en sort. Ou comment la Dordogne, département rural, dépasse ses handicaps et joue sur ses atouts pour répondre aux besoins des Périgourdins d’aujourd’hui. Aujourd’hui, gros plan sur les acteurs du numérique.

Jacques Pyrat fait partie de ces professionnels du numérique qui ont fait le choix de venir s’installer à la campagne, en Périgord.

Il a de qui tenir : « Mon grand-père a fait entrer la TSF en Dordogne, mon père a créé des clôtures électriques. Moi j’ai commencé l’informatique à l’âge de 16 ans et j’ai la chance d’avoir pu faire de cette passion, mon métier. » Jacques Pyrat, 47 ans, avait quitté la Dordogne pour ses études et pour ses premiers boulots, avant de décider de revenir sur sa terre natale de Saint-Médard-d’Excideuil, en 2005. C’est là, dans la propriété du moulin de La Jaury, au bord de la rivière Loue, qu’il a lancé son entreprise de création de sites Internet et de formation. Il l’a tout simplement baptisée de son propre nom : Pyrat.net, avec, comme logo, le cube impossible du dessinateur M. C. Escher. Il est un peu loin de tout, mais bénéficie d’un bon débit Internet et, surtout, des réseaux qui lui permettent de gagner des clients loin de la Dordogne.

Pour Arianespace

Ce catholique pratiquant a pu remporter de nombreux marchés d’associations ou d’organismes religieux dans toute la France et jusqu’en Israël. Il a obtenu sa plus belle carte de visite comme pilier de la communauté Spip, un logiciel libre au nom d’écureuil, utilisé par de nombreux services officiels en France. Il contribue à son développement depuis des années. « C’est avec cette compétence que j’ai été contacté pour reprendre le site intranet d’Arianespace. » Jacques Pyrat fait tourner l’entreprise avec deux autres personnes : son épouse Agnès et Hervé Loubet, spécialiste du e-commerce. « Nous avons le plaisir de vivre et travailler à la campagne, sans avoir à faire de trajet pour aller au boulot », sourit Jacques Pyrat. Il a amé- nagé une dépendance à côté de sa maison, pavée de belles pierres de Bontemps, tapissée de bois clair, ouverte sur la nature avec un beau poêle à bois.

Famille et entreprise

« J’avais la volonté que ma vie familiale soit compatible avec la vie de l’entreprise. Ici c’est possible. » Quand on est père de cinq enfants, c’est un engagement. La vie en Dordogne s’y prête bien, même s’il faut consentir à des heures de déplacement pour aller à la rencontre de clients lointains : « Ils sont aussi contents de venir ici ! » Si Jacques Pyrat se considère, en souriant, « comme un geek ou un nerd » [NDLR : surnoms de passionnés d’informatique], il met en avant le rapport aux autres, par exemple, en étant très soucieux de l’accessibilité : « Mon boulot est d’écouter les besoins et de les retraduire en informatique dans la limite d’un budget. » Un défi dans un milieu qui jargonne beaucoup. Ses maîtres mots sont « fidélité et confiance ». Sans oublier une chose à laquelle il tient très fort : le respect de la belle typographie qui n’existe plus beaucoup dans l’univers numérique. Ah, la beauté de l’insécable !

Hervé Chassain
Article du 14 février 2018 dans Sud-Ouest sur pyrat.net
Article du 14 février 2018 dans Sud-Ouest sur pyrat.net

Voir en ligne : Journal Sud-Ouest : Quand la matière grise numérique se met au vert