Mercredi 15 mars 2017

L’e-commerce comme facteur de croissance des entreprises

Une étude UPS de 2016

Comme chaque année, l’entreprise UPS brosse un tableau des exportations des entreprises Européennes.

Nous nous sommes penchés sur l’une des analyses concernant le E-commerce dans les pays de l’Union Européenne.

Cette étude propose en page 11 du document une analyse traitant de :

L’e-commerce comme facteur de croissance des exportations

En 2015, l’étude d’UPS a montré que les PME exportatrices sont plus susceptibles de vendre en ligne que via tout autre canal, après une année durant laquelle le recours à des canaux de vente en ligne a considérablement augmenté, doublant sur de nombreux marchés. Mais en 2016 la croissance des canaux de vente en ligne semble bloquée. touche e commerce -  voir en grand cette image Sur tous les marchés étudiés sauf en Allemagne et en Italie [1] une proportion de PME exportatrices plus faible qu’en 2015 déclare utiliser les canaux de vente en ligne. Dans la plupart des cas les PME exportatrices sont aussi plus susceptibles que les PME non exportatrices d’utiliser des canaux en ligne pour la vente sur leurs marchés domestiques. Dans la catégorie des entreprises qui sont ouvertes à l’exportation mais n’exportent pas encore, le recours à la vente en ligne est nettement inférieur (seulement 31 % de ces entreprises ont utilisé le canal en ligne), ce qui suggère que la transition entre l’ouverture à l’exportation et le fait de réellement faire des ventes à l’étranger implique un investissement plus élevé dans une présence en ligne.

Les limites des ventes en ligne

L’utilisation de canaux de vente en ligne a augmenté depuis les débuts des enquêtes d’UPS sur les PME exportatrices en 2013, mais il semble qu’un plafond a désormais été atteint. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les PME peuvent choisir de ne pas investir dans les canaux en ligne, dont certaines ont émergé durant les entretiens pour l’enquête.

  • Les entreprises ayant seulement un petit nombre de grands clients B2B qui sont desservis par des contacts personnels ne ressentent pas le besoin de développer des canaux en ligne.
  • Certaines catégories de produits ne sont pas adaptées à la vente en ligne - cela inclut des produits réglementés comme les produits pharmaceutiques qui ne peuvent être légalement vendus en ligne, ainsi que des produits sur mesure et des produits de très haute valeur.
  • MacIntosh PlusCertains marchés, comme l’Afrique, disposent d’un accès Internet relativement faible et ne sont pas encore considérés comme adaptés pour des investissements en ligne.

Notre conclusion

L’étude montre que la volonté d’exporter est corrélée à celle de disposer d’un site Internet et que ceux qui souhaitent développer leur clientèle choisissent d’avoir un site de vente en ligne.

Il ressort aussi que le choix d’avoir un site E-commerce demande une étude préalable des marchés ciblés. (Sous entendu qu’il faut disposer de la bonne langue pour trouver le bon public. )

En 2017, 1 euro sur 10 sera dépensé en ligne. C’est le principal enseignement d’une étude réalisée par RetailMeNot sur les tendances du e-commerce et du m-commerce en Europe en en Amérique du Nord, et publiée le mercredi 25 janvier 2017. Source LSA 1er Février 2017

Cette seconde étude nous apprend que la France est championne du e-commerce au niveau européen tant en taux de croissance qu’en dépense annuelle moyenne. La tendance est toujours à la hausse chez l’acheteur français…

La France, champion du e-commerce

Avec 42,6 milliards d’euros dépensés en 2016, la France est 3e pays sur le marché du e-commerce. Alors que dans la plupart des pays industrialisés, la vente de détail augmente autour de 2% à 3% par an les meilleures années, la vente en ligne est un des secteurs les plus dynamiques avec des taux de croissance toujours à 2 chiffres. « Le e-commerce a toujours le vent en poupe en 2016 et sa croissance ne s’essouffle pas d’année en année, bien au contraire. L’utilisation des smartphones et tablettes tirent les ventes en ligne vers le haut », explique Anne-Marie Schwab, Directrice Générale France chez RetailMeNot.

Avec 1085 euros dépensés par acheteur en ligne en France, la dépense moyenne annuelle est légèrement supérieure à la moyenne européenne (1062 euros). En comparaison, les Anglais, champions des achats en ligne, dépensent en moyenne 1520 euros par personne, alors que les Polonais ne déboursent pas plus de 273 euros en moyenne. Ce montant serait amené à croître de 8% en France en 2017 pour atteindre 1176 euros par an par cyberacheteur. Un chiffre qui est encore voué à évoluer puisque les cyberacheteurs ne représentent que 59% de l’ensemble de la population, tandis qu’ils sont déjà 77% dans des pays comme la Suède. En Europe, les cyberacheteurs représentent 53% de la population.

En terme de répartition des dépenses, en France la valeur moyenne par transaction est estimée à 58 euros par personne en 2016. Chaque cyberacheteur aurait ainsi réalisé un total d’environ 19 transactions. Le rapport prévoit une légère augmentation du nombre et de la valeur des transactions pour 2017 en France.

Nous pouvons expliquer les résultats par :

  • l’omniprésence des smartphones dans la vie quotidienne
  • le nombre de marketplace [2] toujours en hausse
  • une habitude de comparer les prix, donc de chercher un nouveau commerçant pour découvrir le produit souhaité
  • une volonté de disposer rapidement de l’information doublée d’une envie de disposer du produit en commandant.

Les comportements des consommateurs s’adaptent aux nouvelles technologies à tel point que lors du congrès Paris Web il a été dit que « la technologie accompagnait les souhaits des internautes avec un léger retard ».

Les Internautes étant demandeurs, il convient de tenir compte de leurs demandes.

Et vous, quand est ce que vous passez votre entreprise vers un site de E-commerce ?

Une nouvelle vitrine, toujours allumée, toujours consultable et de partout !

[1Les questions sur l’utilisation d’internet étaient différentes dans l’enquête de 2015 et dans celle de 2016. En 2015, les entreprises devaient dire parmi une sélection de canaux, lesquels elles utilisaient, y compris leur propre site Internet et les sites Internet de tiers. En 2016, il a simplement été demandé aux entreprises si elles utilisaient le canal en ligne au niveau national, et si elles les utilisaient pour les exportations,

[2ou place de marché : à l’origine, c’était sur Internet un site qui rassemblait un ou plusieurs acheteurs

Voir en ligne : Étude 2016 sur les exportations des PME européennes (par UPS)

Carte de l'Europe CE